Allusions aux Illusions - 24/01/09

 

Et les fleurs sur les tombes. Et les prières, et les vies passées à s'habiller. Et le sentiment d'injustice, et l'amour pour la famille. Et les passions, et les lettres anonymes et tout ce qui ne sert à rien ni à personne. Et les eglises, et les toiles récentes, et les comédies et les pièces du petit théâtre. Et les essais, et les polémistes et les journalistes et les infos et les pamphlets politiques. Les travaux, les heures les morts. Et les morts... Et les morts pour quelque chose, et les morts pour rien. Et les vivants pour rien qui devraient être morts. Et les enterrements et les mariages, et toutes les cérémonies; elles se valent toutes elles ne valent rien. Et tout se tient. Car tout part d'un être, tout part d'un homme; qui lui ne comprendrait pas les vives allusions mais tristes ironies que l'on se doit d'énumérer. Les écrire pour y penser, les introduire par une suite "et". Et les femmes belles, et les femmes moches, et les hommes qui s'en approchent. Et les hommes. Et les chansons, et les danses et les réunions qui lancent, et les acteurs et les auteurs et les malheurs vite oubliés par les personnes mal éduquées qui-et-pour celà ne peuvent assumer leur triste sort-et-si commun. Et les idiots et les malins, et les prénoms et les tensions et les pensions quine servent à rien. Et les mentions et les vialins; les paresseux les vertueux les malchanceux et les païens. Et les croyances et leurs croyants, et leurs bibles et leurs blagues. Et une limite trop approchée, désignée pour cacher le sens des allusions dénuées de sens, de direction. Ces attentions, pour ceux qui osent l'ignorer et se passent malgrès eux d'une intention malveillante mais bien pensée, annoncent la fin de vos absences promises par ceux dont l'existance ne ravie que peu de gens. Et ceux-ci aiment aliéner leurs intuitions d'homme pour s'attaquer à ces actes légers et sensés et non pensés qu'ils se doivent de capturer pour mieux les enterrer et enfin donner aux menteurs, aux auteurs des fines fourberies une raison d'être fiers mais un moyen d'avoir froid. Ils se sentent nus et sans soutien et sans leurs enfants ils ne pèsent rien face à nos accusations qui les lèvent et les percent, les crêvent et les affaissent; parce qu'il est vrai et ils le savent, que leurs mensonges ils ne les doivent à autre chose qu'à leurs clients, et que leurs motifs pour tout leur temps, passés dépensés à créer des histoires, était en tout pareil à ceux de leurs victimes. Et les dieux, et les mères. Et les affaires. Et les couleurs et les tendances. Et les promesses, et les courants, et le gôut et le temps. Et les petits cons qui s'emportent. Il est assez. Les allusions aux illusions.

 

Nicolas LaCARrA