Ca y est c'est reparti. J'ai fait l'con. Je ne m'en sortais déjà plus à laisser mon "Guy" inachevé en moi, je me retrouve à croire en ce nouvel inventé. Encore un qui meurt peu à peu, encore un homme qui ne croit en rien et qui baise la mort tous les jours. Je n'ai pas voulu ça; si j'avais su, j'aurais d'abord terminé l'autre. L'autre Assassin, l'autre Dieu, l'autre Génie qui en veut; qui est prêt à tout, à tuer quiconque pour donner raison, à elle. Pour se la donner, dans ses durs temps, ces longues journées cet autre moi n'a qu'à tirer. Pourtant, dans les faits il tombe, dans le faux, enfin, le beau oui mais c'est facile. Là est son erreur. Je fais l'con, parce qu'au lieu de me résoudre à, çà, à tomber moi aussi dans la vie, je pleure, j'ai peur, j'endure et alors je tue je fabrique un autre. Un en qui personne ne croit, nul ne le peut, c'est bien pour celà qu'il est seul, qu'il est lui, qu'il est comme moi. Sa vie est morne, monotone: elle pue. Mon dieu comme c'est vrai! Et celui-ci n'y croit plus, il n'a en fait jamais cru en rien; il a cette chance - je l'ai eue - et il n'en fera rien - nous verrons; vous verrez... Il marche, il bouge il se fait mal, se frappe, se la donne celle qu'il aime tant. Pour moi peut-être, il serait temps de vouloir cette fin à tout prix et pour un rien moi je le prie, maintenant, tout de suite, demain. J'ai bien le temps; je n'en fait rien. Mais cependant je me permet, bien contre moi, contre celui qui souffre, de donner vie à ceux qui me ressemblent, ceux dont le stylo tremble lorsqu'il déposent leur folie, leur piètre dramaturgie digne de l'absurde de leurs vies: celles pensées par moi, celui qui se nomme le mort, car il y croit y pense encore tout le temps qu'il se donne est un accord de cette foudre, cet air, ce ton; la mélodie résonne encore dans ces ternes prisons; celles de leurs vies, de la mort et celle-ci je la veut je l'exige... à tort. Enfin, tout celà n'est rien, n'apporte ni eau ni vin, ni aucune ombre de signature. Même terminés, c'est une torture que m'offrent sans fin mes Démons. Ces hommes, ces faux, cas assassins, ces choses ne provoquent en vain, en moi, que l'amorce d'une musique qui ne va avec rien, autre si ce n'est la fin. Celle de la Pantère, de Nous, de l'Homme, du petit petit Bonhomme...
Ils finissent tous par mourrir. Normal. Peut-être, sûrement, il se peut. Mais voilà je ne veux pas, tout comme eux finir comme çà. Et j'écris, et j'en meurs... et je prie la Mort.