je la contrôlais. à chacun de mes mouvements correspondait un des siens elle était figée par mon assurance en fait mon improvisée attitude hostile qu'elle n'a pas comprise. çà m'a frappé, lorsque dénudée penchée et consentente je l'ai vu mienne, je me suis vu la baiser comme je me le devais, comme je dois rendre des comptes et mes actes à ce en quoi je crois. çà m'a sauté aux yeux, cette fébrile facilité avec laquelle elle a fait confiance à mes gestes, intentions bien maitrisées en ma conscience qui la poussaient à agir, soit rester inerte mais offerte à mes armes. ce fut certes une femme, ce n'est qu'un cas. un parmi les autres que je travaille bénévolement dans le monde des hommes au quotidien, et que je dois maintenant servir en les blessant, je le pense. chaque fois, armé d'un sourire ou d'un niais consentement, pourtant ignoré par leur absence d'entendement social et raisonné, je me vois agir et je vis avec tous mes torts je plie les fondations des pantères, si affutées dans l'art de contourner l'évidence de leurs autres, alors inclinées de fait mais de face suite à mes actes mes intentions. je la contrôlais et je la tiens ici fermement si fermement qu'elle s'ouvre lorsque je l'approche. je ne ferai rien d'elle, c'est là la vraie question qui m'a baffé en vue de son cul de fesses jeunes écartées, je ne ferai rien d'autre que l'accomplir celà m'est dangereux. danger bien réel ici bas, dans le monde des hommes le domaine du corps non le mien, pour lequel sans difficile logique c'est une fierté. enfin, un simple bien, un juste sort pour les autres pour qui en somme, je suis un autres parmi les hommes, un parmi certains. je la tuerai, je la tue je l'ai tuée, il y a une heure, les yeux fermés le cou tendu et le reste ou je le décidais. nulle femelle de notre ère n'a tant jouis de ce pouvoir que je maîtrise par erreur que je m'immaginne un instant accéder par son usage progressif. nul mâle jouissant de son corps sur ses autres, femmes, sexuels toujours à tort n'a pu concevoir un tel panel de fins qui s'offraient pourtant à eux lorsque leurs travaux leur donnaient raison, en relâchant l'effort. nul auteur d'histoires n'a tant pris pour sûr les pensées odieuses qui m'ont converti dans ce silence tacite tout comme les leurs, inconcevables et jamais achevées en fin pour le mieux, que moi-même depuis cet instant infini. aucun de ces êtres n'a vu, n'a compris, l'étendue des devoirs qui me sont acquis désormais et auxquels il me faudrait me dévouer dès maintenant; nul n'a pu car tous étaient animés, consciemment, par les intentions d'un de leurs autres. et je la contrôlais, à chacun des mes mouvements correspondait un des siens, et je contrôle - hasard pour le contact vouloir pour l'effet - tous ceux-là qui croient ces évidences par erreur, et qui toujours les délaissent passivement.
que l'on m'offre le plaisir de penser les semblables rares fantômes de l'ère de l'homme, qui contrôlent comme je le fais, l'éhonté propriétaire de ce temps. je les contrôle sans qu'ils se penchent.