Lac de mes instincts - 26/12/09

 

je souhaite user de ma passion, honnête et bien avouée, pour approcher les femmes bêtes, auxquelles je veux bien accorder peu de mon temps mais mon simple rôle de courtisan ou d'homme qui depuis fort longtemps propose aux filles aux sourires innocents des mots jolis et une attention telle, qu'elles oublient aisément leur ignorence. mais je ne puis usuer de cette passion, car l'on apprend à ces filles désormais, qu'elles me sont égales en leur fond et que je ne devrais jamais les considérer par leur usage, qui pourtant à travers les âges, les leurs et ceux de leurs mères, persiste ici-bas, qu'elles ne peuvent taire. alors je disparais et ces mots que je j'oublie, ne quitteront jamais le lac de mes instincts, qui, autrefois une rivière fraîche et potable, maintenant digère les poisons qui m'accablent. je souhaite user de ma passion, mais ces dames trompées, ne jouiront pas de mes actions, puisqu'elles sont dites un danger. et mes jeux amoureux que je garde quand-même, torts en faits de ma vie passée, survivent en mes eaux troubles et resteront une gêne, pour mon esprit d'homme, auteur de romances, qui aime du regard ces filles osées.

Ramener ces êtres, ces vagins, à une raison d'auteur qui les use à ses fins, est un travail et un rôle de composition qui malgrès celà recquiert trop pour moi de temps que je ne saurais accorder à leurs odeurs, ou présence perceptible par mes sens; dans le domaine du corps. insister est un choix, une résolution que je ne saurais tout autant accepter dans ce monde-là pour jouir de mes torts sexués, fatals et obscurs obstacles de ma raison, bien obligée de dénigrer l'objet de ces pensées... bien peu élevées.

 

Nicolas LaCARrA