la Troisième Race - 25/03/10

 

la troisième Race. celle de trop. une époque ou l'on accuse l'individu assez souvent pour inquiéter, et tenter de raisonner si l'on se sait coupable aux yeux des autres; vraiment d'une pureté et d'un esprit qui ne se discuttent pas. on est coupable alors pour le reste et l'on justifie: soit nous sommes tous racistes, soit personne ne l'est.

le racisme, en soit phénomène bien particulier, a depuis longtemps deux définitions disctinctes qui ne divisent pourtant pas l'aversion des hommes, ceux qui déposent sur certains le poids de l'indélébile culpabilité dont on s'étreint parfois. ainsi, le racisme est, pour les simples d'esprit ou les malhonnêtes, une tendance naturelle incitant son "porteur", pour poser sur son sort toute l'absurdité de cette définition, à haïr une communauté d'hommes liés par la couleur ou l'origine et l'incitant également à lui nuire. dans ce cas, que je rappelle assez peu lumineux, l'individu auteur d'un racisme bien déterminé est hostile et ignorant - l'égalité biologique de tous - malgrès lui; il en est inconscient et donc inapte à discutter de sa tendance et de ses intentions avec toute personne "non raciste" qui le saisit. non seulement le malade ne peut être guéri par la psychanalise, seule médecine conseillée dans cet ordre de pathologie, mais de plus il n'est pas pour ainsi dire coupable de quoi que ce soit; étant né porteur de ce mal, le lui reprocher serait égal au bon sens de reprocher à un homme de n'être pas femme, à un aveugle de ne pas voir.

le racisme est aussi, au mot près selon la définition commune, une idéologie basée sur une supériorité supposée de certaines races, si toutefois que l'on acceptât encore le terme "race", qui en réalité scientifique corresond à une ethnie. ici, le racisme est une élaboration intellectuelle, une pensée qui en tant que telle se doit d'être formuleé, pesée et réfléchie. si un individu quelconque semble adhérer à cette idéologie, n'accordant aucun crédit à la science dont il profite pourtant pleinement dans les tréfonds de son intimité et qui lui donne tort, cette personne ne peut objectivement formuler sa pensée de bonne foi: tout n'étant qu'une question de circonstances, il s'est trouvé client, le degrès dépendra, de l'intellect biaisé d'un autre qui l'a accouché enfin "accomplit" comme il nacquit autrefois. débattre des idéaux de cet homme alors, encore est vain et illusoire; il prend pour acquis son instruction tout comme la plupart de ses détracteurs, les "sains", les "non racistes" qui ne pensent que les mots d'un autre.

l'expression plus ou moins consciente de ces deux cas mènera l'individu qui, en société en public, fait preuve de racisme, à se trouver accusé de racisme, quel que soit le jugement raisonnable que l'on puisse porter sur l'attitude comme sur l'accusation. la troisième Race est de trop. les mots sont durs: il survient lorsque la communication deveint maîtresse des pantères, et ce suite à leur sur-exposition, un troisième cas. lorsqu'un individu se prononce, c'est-à-dire qu'il s'exprime librement de son grès, sur un caractère humain qu'il analyse chez une personne faisant partie d'une ethnie, cet individu est raciste. dans une époque ou les mémoires de guerre baignent dans le sang, celui que l'on transmet, les enfants s'effraient et croient penser la vraie nature du racisme, la haine, le mal absolu qu'il représente, alors qu'ils ne font qu'avaler les mots idiots des traumatisés, simples d'esprit qui n'ont pas non plus refléchi; tout comme, à travers un mirroir sadique de l'illusoire, le raciste intelligent a foi en ses mensonges qu'il ignore. la troisième Race est de trop; ne pouvant pas oublier que tout usage du terme que je discutte est malvenu et objectivement faussé, je me permets sans remords littéraire aucun de nommer l'objet de ces mots comme bon me semble. ainsi, nul dévelloppement n'est nécéssaire pour salire la troisième Race. elle se balance déjà par-dessus mes phrases, menaçant mes intentions et les facultés qui les animent. je ne peux pour autant me soustraire à elle; je me sublimerai en l'excitant.

 

Nicolas LaCARrA