Non Philosophe - 21/04/10

 

les non philosophes. je ne vois que ça. autant le terme "philosopher" n'a aucun sens - il ne désigne rien; quand il le fait, il discrédite la matière - autant un philosophe en a trop. un philosophe sous-titré, c'est un non philosophe. un philosophe cultivé, c'est un non philosophe. un philosophe proclamé, non... philosophe. un philosophe est un homme, qui pense le monde de l'homme - ne pouvant interprêter absolument autrement que par l'homme lui-même - à travers des concepts qu'il définie et distingue; un vrai philosophe pense dans l'absolu, et, celà est très important quand à son expression vers les autres hommes, il articule sa pensée par des mots; dans ces mots, il n'y a ni date ni lieu ni trace d'individualité. même si le philosophe ne s'impose pas (s'il ne s'affirme pas, dans le cas ou ses idéologies et théories s'opposent radicalement aux dominantes, comme un scientifique impose sa découverte mathématiquement) il disperse petitement ses reflexions chez l'homme, et pour l'homme, éternel, ne dépendant d'aucune circonstance. le philosophe qui a un avis sur la politisue, sur un détail de l'art - un mouvement, sur des moeurs; un philosophe qui prétend penser en répendant bruyamment ici des opinions portant sur toutes teintes de son milieu, spatial et temporel, est un non philosophe.

ici, Kant, Schopenhauer, Nietzsche sont des philosophes. un philosophe qui critique les concepts d'autres, ou qui droit les accomplir en prolongeant leurs oeuvres est un non philosophe. ici, Montaigne, Diderot, Sénèque sont des non philosophes. je n'ai pas lu beaucoup; la seconde liste seulement risque de s'allonger. la première, peu.

 

Nicolas LaCARrA