Pour Proposer ses Pensées - 17/07/09

 

Pour proposer ses pensées. Tous les hommes ne sont pas aptes à formuler des pensées; soit parce qu'ils ne peuvent en élaborer, soit parce que leurs autres ne peuvent les entendre. Ainsi, une simple question de fond ou un banal constat appelle chez les pantères, à travers elles-mêmes, un assault de justifications et une inconditionnelle incompréhension face aux effets pour eux méfaits des auteurs de pensées, quelques peu gradées. Les penseurs, les auteurs, les intellectuels - se devrait une hiérarchie - se doivent en pratique de ne débattre qu'entre eux, parce que résolus à celà; les pantères n'aiment être public comme cobaye, qu'avec leur plein grès suivant un illusionnel choix pathologique - pour bien des cas. Elles n'apprécient donc pas d'être tenues d'un propos, ou demandées à une quelconque reflexion, et se défendent maladroitement croyant être offencées. Et ce n'est un bien, ça ne pourrait l'être - trop facile - que les autres parmi les hommes, les penseurs, souvent couverts d'un silence gênant, s'enferment contre leur motivation-même de "penseur pour les autres" - en un sens, faire le spectacle pour ceux qui ne peuvent s'y prêter - car ils finissent par pousser au choc des idéaux profonds et incitant la mort socilae absolue, alors que ces choses hautement importantes ne peuvent enfin s'appliquer à la vie des hommes. Pour proposer ses pensées même face à sa moitié le débat est rude parce qu'au fond il est vain: le premier y croit, le second n'y croit pas; tous deux sont orateurs de haut niveau et repartirnt comme ils sont venus. Pour proposer ses pensées, en fait, il ne faut les offrir qu'à soi-même. Pour les pantères, les vraies, c'est autre chose: ils proposent des mots retardés, peu observés à une tribune qui n'a pas lieu d'être - au fond, leur donner la parole - enfin un homme vidé parce que jamais rempli peut bien assimiler les pensées d'une vieille femme ennuyée par sa perte; il pourra même y croire. Croire, parce qu'il ne peut penser. Je vais cesser de proposer les miennes, au fond, je l'ai toujours su, et faisant face à ma chute, à cet absolu, je reste conscient que le monde des hommes ne s'accordera jamais à mes cordes, dans tous les domaines.

Nicolas LaCARrA