Mes écrits ne sont pas sujets à débat: ils sont art et l'ont toujours été; je ne suis de ceux qui croient, en l'Homme ainsi en son temps, passé à se conseiller et à croire par suite en l'Homme. Pas de ceux qui pensent pour raisonner des lecteurs dès lors accusés de crime d'inconscience - s'ils le savaient, ils ne le seraient - et qui s'appliquent à donner aux papier les formes de leurs avis élevés. Je ne suis de ces grands, ces faux grands en soi petits enfants ignorants - en pensée - tant ils se prennent au sérieux en haussant les thêmes matériaux qu'un garçon occulte les dangers des hommes -en société; ceux qui donnent des leçons, se persuadant d'aider les autres, pauvres autres abrutis pas l'inculture établie en eux, s'ils ne consultent pas leurs oeuvres. Parce que je ne suis pas l'un d'eux, je crois en ma conscience, en mon intuition immédiate et en l'animation logique de ses conclusions, nommées reflexions que j'en suis à penser. Je ne crée que pour animer mes mains, mes outils déjà fatigués à l'effort que recquièrent ces mots abjects - absolu - parce qu'inutiles et heureusement. Voilà. Des écrits pour écrire et le rste pour moi. Ou plus précisément, pour le maître que je sert, chaque jour en excréments, chauds, du moins autant que mon crâne la nuit. L'Art. Pour celà, je n'ai et n'aurais nul besoin de partager mes avis, déjà gênants et contreversés par les rares badauds qu'il m'arrive de croiser entre mes murs. C'est commun à toutes mes armes, tous mes intérêts, mes passions; nulle pantère ne mérite mon Chemin ni même son Tour; elles ne méritent même pas de s'offusquer devant l'Apologie des vices que je dois parfois décrier, seul, dans mon obscure satisfaction, débarrassé de ces tensions qui me font atteindre ce fin et beau spectacle en préparation: leur extinction. Ainsi je me verrais certainement pourrir dans un noir éveillé, pourtant entouré des plus absolues lumières qu'un Meurtrier dit Auteur ait jamais apportées à notre race, qui ne les mérite pas, mais bien leurs sujets; effets de frustrations -simple impatience en vue de sa représentation; elle arrive - que je jouerais continuellement dans mes travaux morts, mais sordides.
Ce que je vomis en beauté en pensée encensé par un style envolé selon mes désirs, ne sert à rien, ni même à moi. Mais je mange, j'engloutis tant de faits d'armes et d'hommes que je ne peux garder sous mon gosier cette masse nullité chef-d'oeuvre du public bien installé, prêt à subsister malgrès mes efforts, affamés de mes effets, que je vomis. Je n'attend rien de plus de mon dégueuli que de me plaire, et de rassurer mon statut, mon haut titre de pourriture, d'intru; d'Autre parmi certains, d'Auteur. En celà - en ce terme - je suis bien la pire.