il ne suffit pas à l'auteur de film d'immaginner, de proposer ses pensées. contrairement à son idéal la littérature, le cinéaste doit mettre en oeuvre son histoire, son rêve, son concept, son discours; il doit le pratiquer, pour appuyer sur la pellicule les images du réel qu'il utilise à ses fins. l'auteur du septième art doit faire, bien, s'atteler aux tâches qu'il impose pour rendre son oeuvre, et l'offrir. l'on peut interprêter, et penser que cet effet est une barrière à l'immaginnaire, à la libre dispersion intellectuelle de l'artiste, et qu'alors l'ecrivain est plus apte dans ce domaine, en fin plus légitime. aussi, j'y tends parce que je relève le défi, on peut penser - rares le feront - qu'au contraire cet obstacle est preuve de la légitimité de l'auteur, de son entier dévoument pour ses raisons liées à l'art, ainsi échappant au passif de la vie; le cinéaste du huitième art, le septième enfin pensé, donne au domaine du corps toutes les souffrances et tous les plaisirs de ses histoires qu'il applique en faits, sans pour autant se donner en spectacle et chercher à s'affirmer: il s'impose et s'affirme devant ces mondes selon sa volonté désintéressée. il n'y aura pourtant ici pas de hierarchie: l'ecrivain, soumettant ses mots et personnages au réel dans son oeuvre est client de leurs aventures par son corps, d'après son esprit, partout ailleurs; il offre son temps et ses sens aux supplices des pantères qu'il traite sans cesse et qu'il honore la nuit. et son art est la source de tous ses ennuis.
Tous les être, les auteurs, qui subissent la survie par le temps et dépensent résolument leur mort dans leur art puissant, peuvent s'essayer à l'exercice de l'artiste, l'éternel, faible et Absolu. et sans les plaindre, les hommes autres envoutés ou las tous passifs et ignorants de ces raisons, ces arts ces Démons qui les contrôlent, les admireront encore et les liront sans fin. ils ignorent également que celà pour eux et vain; mais une victoire, en fait une plate trace du commun.
une place, un chapitre pour le manifeste du huitième art. parce que là on rigole, mais on ne rigole pas.